samedi 30 juillet 2011

le web islandais invente la Constitution participative

L'Islande, pays de 320.000 habitants. (photos
Fin 2008, début 2009, les banques islandaises s'effondraient. Moneyweek nous
explique que le gouvernement les a laissé faire faillite et ces faillites ont finalement conduit le pays vers la reprise Les Islandais avaient refusé par référendum, à plus de 93% d'assumer les
dettes des banques responsables de la faillite du pays.
Aujourd'hui ils continuent de prendre leur destinée en main.
Le gouvernement a décidé d'actualiser la Constitution islandaise de 1944 adoptée
au moment de l'indépendance avec le Danemark.
La constitution de l'Islande est la loi suprême de l'Islande. Elle se compose de 80 articles
au sein de 7 sections : définition de la république, organisation du gouvernement, modes
de scrutins, droits et devoirs ...
Une Démocratie participative et représentative, s'avère totalement indédite
dans le monde. L'Islande a choisi de mettre en oeuvre la démocratie numérique en adoptant
un processus politique inédit qui bouleverse la tradition juridique.
Le 27 novembre 2010, 25 personnes parmi 522 candidatures retenues sont élues et
deviennent les conseillers du Parlement Constitutionel.
Issus de la société civile (avocats, journalistes, étudiants ou encore économistes),
ces 15 hommes et 10 femmes sont en charge de superviser l'élaboration de la nouvelle Constitution,
Ils participent ainsi au renouvellement du concept d'assemblée constituante.
Le Monde.fr nous parle d'un "processus de révision de loi fondamentale se veut collaboratif".
Le résultat sera soumis à référendum afin que les Islandais approuvent
ou rejettent la nouvelle e-Constitution : une constitution islandaise
qui s'écrit sur les réseaux sociaux. Les membres de l'assemblée constituante se sont
appuyés sur Facebook et Twitter pour recueillir les avis des Islandais au fur et à mesure
de la rédaction du projet et des compte ont été ouverts sur YouTube et Flickr tandis
que les réunions de l'assemblée constituante étaient diffusées en streaming.
On parle maintenant de "crowdsourcing", la décision de s'en remettre à la
participation active des internautes.

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