mercredi 21 décembre 2011

le Monopoly des terres agricoles


La Tribune s'inquiète du "Monopoly des terres agricoles" que les Anglo-Saxons appellent le "land grabbing", c'est-à-dire de l'accaparement des terres agricoles, le plus souvent par des investisseurs étrangers
Déjà en 2009, on parlait de ruée vers les terres arables.
La Chine, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, le Japon et l'Arabie saoudite se distinguaient par
l'importance de leurs acquisitions de arables à l'étranger.

Cette stratégie de "délocalisation agricole" n'est pas sans conséquences.
L'agrobusiness, la production des agrocarburants conduit à la course en ressources de terres agricoles.
Pour nourrir près d'un milliard d'êtres humains, la production agricole devrait augmenter de 70%  et
en 2040, 9 milliards d'habitants.
De quoi attiser l'appétit des pays en manque de terres pour subvenir à leurs propres besoins (Chine, Corée,
pays du Golfe ...) et investisseurs.
Achats de terres en Australie, 800.000 hectares,
l'affaire Daewoo à Madagascar : contrat Sud Coréen pour 1,3 million d'hectares de terres cultivables pendant 99 ans,
En Chine, la municipalité de Tianjin vient de signer un contrat de 10 millions d'euros en Bulgarie pour cultiver maïs, tournesol et fourrage. Comment nourrir 22% de la population mondiale avec 7% des terres cultivables ?

Chaque année, ce sont 40,50 60 millions d'hectares qui sont achetés ou loués :
au Cameroun, au Mozamique, 
en Afrique de l'Est : les géants indiens de l'agroalimentaire achètent ou louent des milliers d'hectares
en Ethiopie, en Tanzanie et en Ouganda pour y cultiver du riz, du maïs, du coton destiné à l'exportation.

La question que l'on peut se poser :
ces investissements sont-ils une chance pour les petits paysans qui ont besoin d'argent et de moyens pour développer l'agriculture de leur pays ?
On peut se poser la question de la biodiversité, la dégradation et la pollution de l'environnement
et d'une agriculture qui ne répond pas aux besoins locaux.

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